statistiques son histoire
Un peu d’histoire :

- Il est admis comme un fait historique, que la naissance de Bourg-de-Péage est déterminée par l’établissement du pont au dessus de l’Isère, pont pour le passage duquel un droit de péage était prélevé aux étrangers à notre cité.


- Cette affirmation ne serait pas fondée. L’origine remonterait à l’an 810, géographiquement, au quartier actuel des Paletours. A cette époque, le pont n’existant pas, une baraque en bois est construite. Par la suite, d’autres constructions légères sont édifiées à proximité, constituant le noyau primitif de Bourg-de-Péage désigné dans les archives sous le nom de « Pédagium Pizanciani ».
Pizanciani… Pizançon… car cette terre alors relève de la seigneurie de Pizançon.
- Lorsqu’en l’an 1030 on construit le premier pont sur l’Isère, on installe sur la rive gauche, une petite maison pour le « péagier », « fonctionnaire » chargé de prélever les droits de passage. L’histoire nous apprend que ce personnage a peu après transformé le rez-de-chaussée de sa maison en boutique, et que l’idée lui est venue assez vite de monter un cabaret. En effet, les gens et les voitures à chevaux stationnaient avant de s’engager sur le pont, ce dernier ne permettant pas la circulation simultanée dans les deux sens.


- Rapidement des maisons « en dur » sont bâties sur le chemin de Pizançon, c’est-à-dire en amont de l’entrée sud du pont. Les textes anciens mentionnent que la citée est alors, recouverte de forêt. Cependant, la contrée n’est pas dépourvue d’habitations disséminées. C’est ainsi qu’on signale, à une date fort ancienne, bien que non précisée, l’existence d’une chapelle dédiée à Saint-Michel au quartier actuel des Bayanins, ainsi qu’une église dédiée à Saint-Féréol, détruite au XVIIème siècle. C’est à la place des Minimes que la première église paroissiale est édifiée, nommée sous le vocable de Notre Dame de la Pitié.


- Sous le règne d’Henri IV, Bourg-de-Péage et Romans, pendant quelque temps ne forment qu’une seule commune. En effet, Les Romanais achètent notre cité au Seigneur de Pizançon. Les Péageois retrouveront leur dépendance en gagnant un procès en 1641.


- A l’époque de la Convention, Bourg-de-Péage dont le nom évoque la fiscalité de l’Ancien Régime doit trouver une autre appellation. Notre cité est baptisée durant quelques années « Unité-Sur-Isère ».
Le développement démographique s’amplifie à partir du XVIème siècle. La révolution industrielle lui apporte une force nouvelle.


- C’est en 1831 que notre cité obtient le titre de « ville ». Cette date coïncide avec l’arrivée et le développement de la chapellerie… Elle a alors 3.577 habitants.

Ci-contre les 25 quartiers du Péage en 1953 et plan de la ville en 1848.


Le grand photographe Artige d’Aubenas n’est pas chapelier, car contrairement à l’affirmation du document, ce n’est pas l’atelier des formes mais l’atelier de l’appropriage de la Maison Mossant. Ces ouvriers hautement qualifiés sont les mieux payés de la profession.

Le blason de Bourg-de-Péage

- Essayons d’analyser l’historique et le symbolisme des armoiries de notre cité datant du XIe siècle. Nous pouvons remarquer, dans le haut de l’écu, deux mains entrelacées évoquant la solidarité et dans la partie du bas, une ruche autour de laquelle s’animent quelques abeilles représentant le symbole du travail. De chaque côté de l’écu, deux dauphins rappellent l’appartenance de notre ville à la province du Dauphiné.

- Analysons maintenant les couleurs : les mains sont de couleur rouge, c’est la couleur du cœur, de la générosité. Le fond où se trouve la ruche est azur, c’est la couleur de la sagesse, de la sérénité, de la paix…

- La couronne qui le surmonte, l’encadrement représenté par les dauphins sont de couleur « or ». la désignation du nom de la commune est également sur fond « or » . C’est la couleur de la lumière du soleil, de la vie, de la richesse.

- La devise de la cité est « Pax labor » : « la paix dans le travail ».Quel beau programme, qui à la Belle-Epoque, prend toute sa signification…

- Ce dessin de 3 personnages représentent Mossant, Vallon et Argod, trois dirigeants de cette maison avec un seul chapeau « Mossant » est l’œuvre de l’affichiste « Dropy » commandée par Michel Argod le dernier Président Directeur Général de la célèbre chapellerie.
Il orne papiers et enveloppes de cette maison à partir des années cinquante.
C’est aussi une immense affiche où les personnages sont animés et qui saluent les passants… avec un grand et superbe chapeau « Mossant »