statistiques ses rues et places

Le pont vieux.

- Le premier pont, construit en bois, date de 1030. En 1164, il reçoit, du côté de notre cité, une porte fortifiée constituant au sud le premier rempart de Romans.Le déluge de Grenoble l’emporte en 1219. L’archevêque Jean de Bernin lance les travaux de restauration en 1240, avec les premières piles en pierre. Sur l’une d’elles sont édifiés la chapelle de Notre-Dame et en face, pour les pauvres, l’hospice de la Jacinière, utilisé un peu plus tard pour les femmes en couches. (carte du haut)

- Dans cette chapelle, Louis XII assiste à la messe lors de sa visite à Romans. Louis-Bonaparte, Président de la République, ordonne la destruction de ces deux bâtiments lors de sa visite à Romans en 1852, dans un souci d’élargissement du pont. (carte du bas)

-En ce temps là, le Péage de Pizançon comporte une ressemblance certaine avec Florence. Ce pont est miné en 1814 pour arrêter les troupes autrichiennes.Et lors de la dernière guerre mondiale, on le fait « sauter » par deux fois, en juin 1940 et à libération, en août 1944…

 

La place du marché ou (place P. Doumer).

 

- A la Belle-Epoque, le marché se tient les mardi, vendredi et dimanche. Notre cité n’a jamais eu une vocation très agricole. Ce sont les paysans des villages alentours qui viennent y vendre leurs productions...

- Comme le prouvent les cartes postales jointes, ce marché est très animé. Sa belle halle est ornée de la réclame pour l’absinthe « Premier fils ». Aujourd’hui, cette place a été baptisée « Place Paul Doumer » et relookée. Tout le long des trottoirs, les fermières, avec un chapeau de paille l’été ou de tissu l’hiver, proposent aux ménagères citadines des œufs, des tommes, du beurre fermier (présenté sur des torchons écrus rayés de rouge que l’on replie soigneusement pour éviter la poussière). Se vendent des canards, des poules et même des cabris vivants, que le paysan enferme dans de grands sacs de jute.

- Les Romanaises n’hésitent pas à franchir le pont car les denrées de Bourg-de-Péage sont moins onéreuses… A cette époque, on peut « marchander » les prix…

Passez la souris sur les cartes

 

 

La Grand’rue (Jean-Jaurès).

 

- L’artère principale de notre cité s’appela la route de Valence et fut ensuite baptisée la Grand’Rue Jean-Jaurès, en souvenir du fondateur du parti socialiste, assassiné en 1914. Les cartes postales sont nombreuses.

En voici deux :

- Sur celle du haut, nous pouvons observer que la Grand’Rue n’est pas asphyxiée par l’automobile…
Nous apercevons le boucher, M. Cluze et un peu plus loin, une marchande des quatre saisons. C’est l’hiver, le personnage dans la voiture porte un manteau de fourrure et un melon sur la tête.

- La carte postale du bas représente la Grand’Rue en 1905. La bouchère, Madame Cluze, est devant sa boutique. Nous pouvons admirer l’enseigne représentant une tête de bœuf. Nous pouvons aussi connaître la mode enfantine. L’école des filles n’est pas loin (rue du Temple).

 

La construction du pont neuf ou

( Jean De lattre de Tassigny).

- Le deuxième pont ne date que du début du XXe siècle. Le premier projet prévoyait que cet ouvrage soit destiné à faire franchir l’Isère aux rails du tramway. Il faudra une pétition des Romanais et Péageois demandant une voie charretière accolée à la voie métrique, pour obtenir l’agrandissement de la voie et le passage des piétons.

- En juin 1906, commencent les travaux de ce nouvel ouvrage permettant la jonction des réseaux du chemin de fer de la Drôme. C’est la première fois, autant à Romans qu’à Bourg-de-Péage qu’est utilisé le béton armé…

Les travaux dureront deux ans…

 

L’Inauguration du pont Neuf.

- L’Inauguration de ce pont a lieu le 26 septembre 1908 en présence du ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, Monsieur Paul Doumergue. C’est l’occasion d’une grande fête en présence de toutes les sociétés de musique sous la direction de M. Puget (chef de musique du 75e et responsable de l’harmonie romanaise). A cette occasion le tramway est fleuri.

- Sur les cartes postales jointes, le cortège se dirige vers l’École Primaire Supérieure de garçons, où le ministre pose la première pierre. Il est alors 11 heures 30. A midi, un grand banquet est offert au ministre dans l’immeuble Chabert, route de Génissieux. A 16 h, sur la place d’Armes est commémoré le discours de Gambetta pour le trentième anniversaire de sa visite.

- Fête de la place du marché le 17 juin 1900 article paru dans "Romans-Républicain" .